Jeunesse

Colloque "Être issu des quartiers : handicap ou force ?"

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Les jeunes de Rosa-Parks enthousiasmés par l’humoriste Booder

Jamais moralisateurs, toujours sur le ton de l’humour ou de la pédagogie, les intervenants du colloque "Être issu des quartiers : handicap ou force ?" ont fait passer aux jeunes du quartier Saint-Jean, à Châteauroux, un message plus que positif sur les nombreuses possibilités de réussite professionnelle. En tête d’affiche, l’humoriste franco-marocain Booder.

Mercredi 14 décembre, à la salle Édith-Piaf de Saint-Jean, les 4e, 5e et 3e du collège Rosa-Parks et les jeunes de la Mission locale ont participé au colloque "Être issu des quartiers : handicap ou force ?" organisé à l’initiative de Châteauroux Métropole et du Conseil départemental de l’Indre, avec le concours financier de plusieurs partenaires (l’État, la Caf, l’Opac, Enedis).

Après une matinée d’échanges autour de ce thème, les collégiens ont pu découvrir le parcours de plusieurs personnalités issues des quartiers, et notamment de la " Zup" Saint-Jean. À 14h, le discours des Officiels s’est achevé sur l’entrée fracassante de l’humoriste Booder, ovationné par la salle.

Faire de sa différence une force

En retraçant son parcours, l’humoriste - qui a fait de sa typicité son outil de travail - n’a pas manqué de faire rire les jeunes. Lui, issu du quartier Barbès dans le 10e arrondissement parisien, là "où il y avait plein de choses, mais où la vie était compliquée pour boire un café ou aller au théâtre", a raconté aux collégiens les difficultés rencontrées liées à son physique, ses origines, son nom. Entre deux répliques bien placées, il leur a parlé de ses études pour devenir comptable jusqu’à son ascension aux planches parisiennes et l’attente "avant de toucher [son] premier cachet au bout de 15 ans".  Son premier spectacle ? "J’ai écrit un spectacle en une nuit inspiré de tous les obstacles que j’ai rencontrés" Son meilleur rôle dans un film ? "Neuilly sa mère".

Repéré par le comédien et acteur Mouss Diouf, Booder - alias Mohamed Benyamna – a ainsi puisé dans sa propre vie pour faire passer un message de tolérance et encourager les jeunes à s’ouvrir aux autres et à persévérer dans leurs efforts. "Il ne faut pas croire qu’on va tous être acteurs ou footballeurs. Je n’étais pas prédestiné à être comédien. Grandir dans un quartier n’est pas une tare, ni un défaut. Il faut parfois savoir choisir entre le chemin illicite, qui mène à la case prison, et celui de l’école, le plus important."

10 professionnels parlent aux jeunes

L’après-midi s’est achevé par le témoignage de dix professionnels aux parcours plus qu’envieux, tous issus du quartier Saint-Jean à Châteauroux. Morald Chibout (directeur général de Cnova), Kader Ben Mohamed (marathonien de haut-niveau aujourd’hui retraité) Lauren Brunet (PDG fondateur de l’entreprise La Belle Fenêtre), Fernand Bernardes (fondateur de la société d’équipements sportifs Fernand Sports), Yacine Bouslah (responsable grands comptes chez SFR Business Distribution), Achraf El Abchi (directeur général de l’agence marketing Sportlab), Badir Gallaf (consultant indépendant à l’international et dirigeant co-fondateur de la startup JICC) et Soufiane Jbara (trader) ont eux aussi porté un message d’encouragement aux jeunes. Par leurs témoignages, ils ont prouvé qu’être issu des quartiers apporte une vraie ouverture d’esprit et représente une réelle chance dans un parcours de vie.

Ces interventions ont été complétées par la prise de parole de deux autres professionnels aux parcours d’excellence. Naïma Charafi, chargée de la formation des Casques Bleus au sein de l’ONU à New York et Cédric Chataignoux, fondateur de la société JICC basé à Los Angeles. Tous deux ont délivré, via une vidéo de quelques minutes, le témoignage de leur réussite professionnelle et un message d’encouragement aux jeunes participants.

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