Infos pratiques

Traitement biologique pour lutter contre la chenille processionnaire du pin

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Le patrimoine arboré de la Ville de Châteauroux compte environ 1100 pins, sur lesquels nos services interviennent chaque année pour lutter contre la chenille processionnaire. Dans ce contexte, l'entreprise PEV interviendra du 17 au 24 septembre 2018 afin de réaliser des traitements biologiques. L'intervention vise l'ensemble des pins situés sur notre territoire.

Les raisons de la lutte

  • Les dommages sur les arbres : outre le préjudice esthétique causé à l'arbre, la chenille en se nourrissant des aiguilles provoquent deux actions. La première est directe : la défoliation entrainant des pertes de croissance (diminution du pouvoir synthétique) ; la deuxième est indirecte et peut conduire jusqu'à la mort de l'arbre : la défoliation conduit à l'affaiblissement de l'arbre, qui devient plus sensible aux attaques d'insectes xylophages par exemple.
  • Les dommages sur les hommes et les animaux : les problèmes liés aux poils urticans libérés dans l'air par la chenille lorsque celle-ci se sent agressée. Quatre atteintes sont distinguées : cutanée, oculaire, respiratoire et allergique. Les animaux les plus exposés sont les chiens et les chevaux avec des symptômes de nécrose de la langue, qui peut parfois s'accompagner d'œdèmes des babines et de vomissements.

La lutte par traitement biologique

La lutte microbiologique à base d'une bactérie entomopathogène le Bacillus thuringiensis, est actuellement la méthode la plus efficace et la plus utilisée en France. Pou lutter contre la chenille processionnaire du pin, la souche utilisée est le Btk, spécifique des larves de lépidoptères et sans danger pour les autres espèces. Ce sont des bactéries naturelles composées de cristaux qui libèrent des toxines actives contre les chenilles.

La lutte doit être précoce, quand les chenilles sont encore au stade larvaire et se fait par projection de Bacillus directement sur le feuillage et les nids en place dans les arbres. Après avoir été intégré par la chenille, le cristal est dissous dans l'intestin et libère des protoxines. Celle-ci, sous l'action des protéases intestinales, se transforment en toxines qui se fixent sur des récepteurs spécifiques de la paroi intestinale de l'insecte. Il y a alors perforation de la paroi membranaire des cellules intestinales, ce qui permet l'infection de l'insecte tout entier. La chenille cesse rapidement de s'alimenter et meurt un à deux jours après l'ingestion.

De très nombreuses études toxicologiques et écotoxicologiques ont montré qu'une exposition à d'importantes doses de Bt, que ce soit par ingestion ou inhalation, n'a pas d'impact sur la santé humaine. Les oiseaux, consommant des chenilles susceptibles d'avoir intégré du Bt, ont été étudiés. On n'a constaté aucune différence dans le nombre de couvées entre parcelle traitée au Bt et parcelle témoin. La faible persistance d'action sur le feuillage des spores de Btk et son innocuité sur la faune auxiliaire comme sur l'homme sont des atouts majeurs pour la protection de l'environnement.

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