Théâtre

À bien y réfléchir...

  • Le de à

Adresse :
Équinoxe scène nationale
Avenue Charles-de-Gaulle
36000 Châteauroux

Dix comédiens débridés, garçons et filles, au sortir d’une résidence de création, dans une restitution sincère et foutraque ; ce soir « passage obligé », il faut (se) livrer trouvailles et tâtonnements. Ils-elles sont ridicules et grandioses, pitoyables et « à l’œuvre », singuliers et dans la même galère collective. On pleure de rire, et puis quand, dans la nuit, anorak rajusté, ils cherchent encore la clef de la camionnette pour rentrer « au gîte » après la journée de travail, on aime plus encore ces artisans vagabonds.

Vu pour vous à la Création (Aurillac), nous vous les recommandons. C’est branquignolesque, pirandellien et poétique.

Les acteurs de la compagnie 26000 couverts présentent le résultat des quelques jours du chantier qu’ils viennent d’effectuer, en vue de monter un nouveau spectacle de rue. L’idée du metteur en scène tourne autour d’une procession funèbre et musicale, entre légendes urbaines et faits divers inspirés du Mexique, où l’on conjure et nargue la mort dans la joie et le débordement.

Chanteurs aux fenêtres, projections lumineuses sur les immeubles, marionnette géante, installation de feux, conversation amplifiée dans un camion-pizza, bref, du théâtre de rue… L’urgence de la soirée est d’autant plus grande qu’une poignée de décideurs, qu’on n’attendait plus (Ministère, Conseil régional), sont là ce soir. De leur approbation dépendra le sort du spectacle…

Le texte n’est pas encore vraiment écrit, la musique est en cours, il y a des bouts d’essai, des tentatives folles, des idées (saugrenues), de (gros) problèmes d’accessoires, des costumes manquants… mais comment fait-on pour répéter une procession de rue avec marionnette géante sur un plateau de théâtre ? Il y manquera toujours le sens : jouer dehors, c’est convoquer l’aléatoire, refuser le cadre, accepter le chaos, le populaire, la lune qui se lève, le badaud qui s’attarde…

Retour en haut de la page