Théâtre

Mec !

  • Le de à

Adresse :
Équinoxe scène nationale
Avenue Charles-de-Gaulle
36000 Châteauroux

Philippe Torreton, Edward Perraud, un lundi soir pluvieux à L’Européen (Paris) pour leur hommage à Allain Leprest, l’écrivain chanteur.

C’est dense, lesté, à fleur de peau, généreux. Paquets de vie déballés, amours têtues, élans, fraternité humaine, et animale.

Après deux années de succès en tournée avec Cyrano de Bergerac, Philippe Torreton prolonge sa collaboration avec le metteur en scène Dominique Pitoiset dans La résistible ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht.

"À l’origine il y a la proposition d’un homme, Jean-René Pouilly, qui souhaitait me voir et m’entendre dire des textes d’Allain Leprest sur scène. Nous nous sommes parlé et j’ai découvert que Jean-René était le premier producteur qui a vu et voulu faire connaître l’immense talent d’Allain. Dans le même temps, j’appris à Jean-René que je connaissais Allain depuis presque toujours : Allain venait de Rouen, nous avions des amis communs, et très vite mon envie d’en découdre avec le monde tel qu’il est, avec la vie et les planches des théâtres avait trouvé sa figure de proue.

J’ai toujours vécu comme une blessure que le grand public ne connaisse pas cet artiste, ce grand poète ; Jean-René également. Nous sommes tombés d’accord pour imaginer un récital Leprest. Nous étions d’accord pour ne pas chanter à sa place, certains le font très bien, d’autres moins, mais notre envie commune était de faire entendre la force poétique de ses textes. Dire du "Leprest" comme on dirait du "Rimbaud", pour l’écriture elle-même. Car même si ses textes font naître des visages des rues, des misères d’enfance et des bonheurs en jupes, ce ne sont pas des pièces de théâtre ni des sketches pour autant ; je ne voulais pas les prendre à bras-le-corps mais à bras d’âme.

Être derrière un pupitre avec des feuilles comme un musicien derrière sa partition et laisser Allain Leprest parler aux gens encore et encore. Et puis comme je n’aime pas être seul en scène et que je voulais que la musique soit présente malgré tout, j’ai voulu former un duo pour ce récital. Mais je ne voulais pas être "accompagné" ni "soutenu" : je rêvais qu’un musicien lise aussi à sa manière les textes d’Allain. J’ai appelé Edward Perraud, [...] lui aussi bouleversé par l’œuvre d’Allain Leprest et sa disparition récente. Edward est un génial percussionniste, un poète du son, un chercheur-fonceur ; sur scène nous dialoguons, nous sommes unis et libres comme le demande le jazz, et cette liberté colle bien aux textes d’Allain."

Retour en haut de la page