Sébastien Ruhlmann, la tête dans les étoiles

Sébastien Ruhlmann, un jeune Castelroussin plein d’enthousiasme, représente fièrement cette nouvelle génération de jeunes qui entreprennent.

Né à Châteauroux, il y a vingt-quatre ans, Sébastien Ruhlmann peut être fier de son parcours. Lycéen à Jean Giraudoux, il démarre ses années lycée avec quelques difficultés, hésitant entre les arts et les sciences : "J’avais lâché les matières scientifiques… me laissant peu d’espoir pour mon avenir à cette époque". Une reprise en main de dernière minute lui permet un passage en section scientifique où il finira par obtenir son bac avec mention Bien. "J’ai toujours été créatif et habile de mes mains et j’ai finalement choisi de m’orienter vers les sciences, sachant que mon côté artistique me suivrait dans cette aventure et ferait sans doute un jour la différence".

Redécouvrant l’intérêt de la physique-chimie, il part suivre une classe prépa à Orléans et intègre l’école d’ingénieurs Supméca de Paris. Au bout de deux années, il quitte Paris et poursuit son cursus au sein de l’Institut royal de technologie de Stockholm (KTM), pour effectuer un double diplôme en Aéronautique et Aérospatial.

"Si on m’avait dit que je serais le seul élève de mon école à intégrer la prestigieuse KTM… je ne l’aurais pas cru. Un de mes professeurs est un ancien astronaute, c’est dire !"

Pour parfaire cette réussite exemplaire, Sébastien vient d’intégrer l’Agence spatiale européenne à Cologne pour son stage de fin d’études. "Faire un stage sur un sujet que j’ai mis au point reste totalement improbable ! Et cela décuple mon envie d’aller de l’avant… Il est bien loin l’élève qui rechignait à travailler les sciences".

Quand la motivation… rime avec ambition

La motivation de Sébastien ne s’arrête pas là. En parallèle de ses études, son cerveau fourmille d’idées. Actuellement, il travaille sur trois projets innovants. "Je viens tout juste d’être sélectionné parmi 27 équipes pour développer une combinaison d’hygiène pour les astronautes, qui sera prochainement testée en conditions réelles de microgravité lors d’un vol conduit par Thomas Pesquet et sur lequel je serai expérimentateur." Il développe aussi un projet de combinaison spatiale de protection contre les radiations solaires en collaboration avec le Centre européen des astronautes, pour son stage de fin d’études.

Mais son projet phare, c’est sa fusée drone, capable d’atterrir verticalement lors de son retour sur terre. Cela représente un enjeu technologique et marchand majeur pour le secteur de l’aéronautique. "Notre fusée est minuscule par rapport à l’imposante Ariane ! Elle mesure un mètre et ne pèse que 2,5 kg, mais si notre vol d’essai est un succès nous pouvons envisager un prototype dix fois plus volumineux dès l’an prochain, que nous pourrions tester sur de véritables sites de lancement spatiaux tel que Kourou…" Pour mener à bien ce défi, notre jeune Géo Trouvetou recherche des entreprises locales pour l’aider à financer son projet. De belles perspectives de développement à venir !

L'info en +

Bio express

1994 : naissance à Châteauroux.
2011 : Bac S physique-chimie avec mention Bien et mention Européenne anglais au lycée Jean-Giraudoux.
2011 : classe prépa physique-chimie à Orléans.
2014 : intégration à Supméca à Paris (École d’ingénieurs).
2016 : accède à la prestigieuse école KTH de Stockholm.
2018 : stage de fin d’études au Centre européen des astronautes de l’ESA (Agence spatiale européenne).

Retour en haut de la page