Centre Colbert

Créée sous l’impulsion d’Eugène de Bryas, député de l’Indre, la manufacture des tabacs contribua puissamment à l’essor économique de Châteauroux.

Elle fut construite de 1858 à 1863 par l’architecte Alfred Dauvergne (1824-1885) sur un modèle national souhaité par Eugène Rolland, directeur général des manufactures d’État. Les ateliers de cigares et de cigarettes occupaient trois amples ailes parallèles, recoupées par trois corps de bâtiments formant quatre cours identiques. Malgré une certaine élégance, cela donnait une ambiance cloîtrée. Le bâtiment de la direction était le seul ouvert côté avenue et il reprenait la sobriété classique des hôtels particuliers. En 1870, la manufacture comptait 1 750 employés, dont les "cigarières" (nom donné aux ouvrières fabriquant des cigares), mais les restructurations successives avaient ramené les effectifs à moins de 300 personnes dans les années 90. Suite à la privatisation de la SEITA, la manufacture ferme ses portes en 1998. Elle laisse alors une friche industrielle de 35 000 m² en plein centre-ville. Depuis 2004, ce vestige du riche passé industriel local a retrouvé une seconde jeunesse, en devenant un centre d’affaires, le Centre Colbert, accueillant divers services publics et privés.

Set up at the suggestion of Eugène de Bryas, a councillor for the département de l’Indre, the tobacco factory was a hugely important factor in the development of the local economy. It was built between 1858 and 1863 by the architect Alfred Dauvergne (1824-1885) on a national model wisked by Eugène Rolland, the Director General of State Factories. The cigar and cigarette workshops occupied three extensive parallel wings, which intersected with three further buildings to form four identical courtyards. Despite its elegant appearance, the building’s layout created a cloistered atmosphere at the time of the cigarières (the name given to the women who made cigars). The office building, the only part of the factory facing the avenue, echoed the classical sobriety of the private mansions. In 1870, the factory employed 1,750 people but, following a series of reorganisations, the number of employees fell to less than 300 in the 1990s. Following the  privatisation of the  state-owned tobacco company SEITA, the  factory closed its doors for the last time in 1998. It left behind it a 35,000 m2 brownfield site at the very heart of the city. However, in 2004, this relic of the city’s rich industrial heritage was given a new lease of life as the Centre Colbert, a business hub housing a number of public and private services.

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