Réaménagement de la place Roger-Brac et des rues de la vieille ville

Après le réaménagement de la place de la Victoire et des Alliés en 2018 et la place Gambetta en 2018 et 2019, la ville poursuit la rénovation du Vieux Châteauroux inscrit dans son grand programme Cœur d’Agglomération.

En travaux depuis juin 2019, la place Roger-Brac et les rues de la Vieille ville, berceau de la cité médiévale, retrouvent de l’éclat !

Descriptif de l’aménagement

Le programme de réaménagement de la place Roger-Brac et des rues de la Vieille ville s’inscrit dans le plan de mise en valeur du cœur historique de la Ville de Châteauroux. Il s’agit d’une étape complémentaire des programmes réalisés précédemment que sont les réaménagements de la place Sainte-Hélène (2017) de la Victoire et des Alliés (2018) ou encore de la place Gambetta (2018-2019).

Le principe général retenu est, tout comme les places et rues rénovées ces dernières années, d’effectuer une réfection des réseaux souterrains si nécessaire et d’appliquer un traitement de surface identique : pavé de grès, candélabres et mobilier urbain afin que le cœur historique de la ville présente une unité.

Les fonctions principales de la place n’ont pas été modifiées :

  • accès et accueil de la Préfecture et des services du Conseil départemental,
  • accès aux rues adjacentes.

Les objectifs du nouvel aménagement ont été les suivants :

  • stationnement public gratuit,
  • harmoniser les revêtements de surface et utiliser des matériaux qualitatifs,
  • optimiser  le  nombre  de  places  de  stationnement  pour  aérer  l’espace  et intégrer un alignement d’arbres au centre de la place,
  • intégrer cette place et les rues de la Vieille ville dans le circuit de visite des sites patrimoniaux,
  • réaménager le square de la rue des Remparts.

Les travaux dans le détail

Travaux de réseaux

Les travaux de réseaux ont consisté principalement en la réfection du réseau d’éclairage, le raccordement des descentes d’eaux pluviales, ainsi que quelques entretiens ponctuels sur les réseaux existants.

Travaux de voirie, de réaménagement de surface et des espaces verts

Place Roger-Brac

Les travaux ont consisté en la démolition des bordures et des revêtements de surface existants suivis de la construction de nouvelles structures de voirie. Les matériaux de surface sont de deux types : pavés en grès (en majorité) et pavés anciens (au niveau de la placette située à la confluence des trois rues). La chaussée est réalisée avec un enrobé de couleur noire. Les trottoirs sont délimités par des bordures en grès (15 x 25 cm) et revêtus avec des pavés de format 14 x 14 cm et 14 x 20 cm en pose décalée. Les caniveaux et les bandeaux en pied de façades sont habillés de pavés de 14 x 20 cm. Tous les éléments (bouche à clé, tampon, projecteur) sont intégrés dans le pavage. La partie centrale de la place est plantée de cinq tillia cordata (tilleul) au port fastigié avec une répartition de part et d’autre des places de parking.

Les rues

Les matériaux sont similaires à ceux utilisés. En raison de l’usage de ces voies à très faible trafic, il a été privilégié un profil en travers sans différence de niveau entre la chaussée et les trottoirs. Des chasse-roues ont été disposés avec parcimonie le long des façades afin d’éviter le stationnement anarchique.

Le  square  de  la  rue  de  la  Vieille  prison  est  planté  de  trois  pyrus  (poiriers d’ornement). Les plantes grimpantes sur les murs ont été supprimés et les murs nettoyés. Au sol, un stabilisé renforcé a remplacé le vieux revêtement et les jardinières ont été recomposées avec une palette végétale diversifiée. Les bancs et corbeilles ont été remplacés ou rénovés.

Chiffres clés

  • Place Roger-Brac : surface de 2 160 m² dont 640 m² de pavés en grès
  • Rue de la Vieille prison : 207 m de longueur et 250 m² de pavés grès et 490 m² de pavés anciens
  • Rue des Remparts : 122 m de longueur et 350 m² de pavés grès
  • Rue Saint-Martin : 119 m de longueur et 525 m² de pavés grès Surface totale de pavés : 2 255 m² soit environ 67 000 pavés posés

Entreprises

  • VRD : Établissements VERNAT de Loches
  • Éclairage public : SEGEC de La Châtre
  • Espaces verts : MILLET et Fils de Vierzon

Coût global du chantier

870 000 € TTC

Des rues chargées d’histoire

Place Roger-Brac

C’est la place où se trouve la Maison Saint-Martin, siège des mouvements et services catholiques du diocèse de Bourges pour l’Indre. Cette maison est installée dans l’ancienne église Saint-Martin, vestige de la chapelle du château, citée en 917, reconstruite au début du XVIe  siècle. Le Prince de Condé y fonde un chapitre de chanoines en 1623. En 1694, la princesse de Condé, Claire-Clémence de Maillé- Brezé, exilée à Châteauroux depuis 1671, y est inhumée. En 1792, le bâtiment vendu comme bien national, est acheté par Michel Patureau qui le transforme en usine pour ses laines. En 1864, son fils Théodore en fait don aux religieuses de la Sainte-Famille de Bordeaux (ou sœurs de l’Espérance, garde-malades) qui l’occupent jusqu’en 1937.

L’archevêque de Bourges, Mgr Fillon, en fait la "maison des œuvres" pour les aumôniers d’Action Catholique. Il y logeait pendant la guerre lorsqu’il passait la ligne de démarcation qui coupait son diocèse. Des messages clandestins étaient, paraît-il, dissimulé sous le tapis de son bureau. Le 30 août 1944 deux jeunes du service de liaison de la Croix-Rouge ont été mis à la disposition de Paul Accolas et ont passé la nuit dans le bureau de celui-ci.

Qui était Roger Brac ?

Ancien secrétaire général de la Préfecture de l’Indre. Il a fait preuve de courage en négociant avec l’état-major de la division allemande du général Elster (revenant du Sud-Ouest de la France) en évitant une prise d’otages et en négociant afin qu’aucunes représailles ne soient exercées sur la population de Châteauroux.

Rue des Remparts

rue des remparts - Agrandir l'image, .JPG 266Ko (fenêtre modale)
Rue des remparts

Très ancienne rue tracée sur les remparts entourant le château Raoul et surplombant la place du Palan. Un petit jardin ombragé d’arbres permet de contempler le panorama. Son habitat est formé de petites maisons anciennes dont certaines ont été rénovées.

Rue de la Vieille prison

La dénomination de la rue ne figure pas sur le plan Crochet de 1784. Un acte de 1593 mentionne la "rue allant de la porte des prisons du chastel aux estables de mondit seigneur, appelées la Vieille Boucherie".

Au rez-de-chaussée de la tour d’entrée de l’enceinte du château, une chambre de tir voûtée en coupole avec des meurtrières servit de prison jusqu’en 1742 et abrita ensuite la communauté des chirurgiens. Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, c’était l’accès normal au Château-Raoul. La rue déjà difficile d’accès après les lotissements consécutifs à la vente des biens nationaux, devint un cul-de-sac lors de la création d’un escalier rattrapant la forte pente de la de la Descente de ville. Le préfet, le conseil général, l’archiviste, plus modérément le maire Patureau-Francoeur, souhaitaient "purger le quartier Saint-Martin… véritable repaire de bandits et de gens sans aveu" de ses "taudis infects". Le conseil général acquit de 1888 à 1896 les parcelles nécessaires.

L’hôtel de l’imprimeur Eugène Migné (n°32) fut affecté aux bureaux des archives départementales, déménagées des combles du Château-Raoul, mais la façade fut reconstruite sans grâce en retrait d’un mètre par l’architecte Dauvergne. Le dépôt des Archives, donnant également sur la place de la Victoire et des Alliés, séparé des bureaux pour éviter les risques d’incendie. En 2003, les Archives départementales sont transférées dans l’ancienne École normale de filles, située sur le boulevard Saint-Denis. À côté, se trouve l’ancienne "station agronomique" (1912) qui abrita jusqu’au début de ce siècle le laboratoire vétérinaire départemental. Près de la tour de la Vieille prison, des maisons sont bâties sur rempart qui domine l’Indre et rejoint le château. Au n°6, maison d’un chanoine du XVIIIe   siècle :  au  XIXe   siècle  et  jusqu’en  1970,  sas  caves  dignes  de  Piranèse abritèrent l’imprimerie Badel, fondée en 1793.

Rue Saint-Martin

Rue bordée de petites maisons anciennes dont certaines sont rénovées. Elle débouche sur la place Roger-Brac le long de la chapelle Saint-Martin. Michel Patureau installe à la Révolution dans l’église une fabrique de draps. Son fils, Théodore donne l’immeuble aux sœurs de l’Espérance.

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